jeudi 11 septembre 2014

FESTIVAL - Jeudi 18 à 19h : projections

"MADE IN CURRY" et "FABRIQUE TON / TA" en avant-première !

Sélection de courts-métrages et d'autres formes courtes vidéos (clips, bande-annonces…) réalisés par ou pour l'Association. Ce programme accompagnera l'opération estivale de Curry Vavart en 2014 avec "Fabrique Ton Spectacle" et "Fabrique Ton Film d'Animation" dont deux films ont été tirés afin d'être montrés en avant-première !

Prématuré (2003, 2 min.24 en boucle) de Vincent Prieur.
Le film sera montré en tant qu'installation vidéo.

Conférence Curry Vavart (2012, 4 min.) de Héloïse Desfarges.
Il s'agit de la captation vidéo d'une performance dans laquelle Vincent Prieur présente l'histoire de l'Association Curry Vavart, qui a installé en 2011 ses ateliers partagés et salles de répétition dans les vestiaires SNCF désaffectés du 72 rue Riquet. Cet exposé est dérangé par des mouvements de danse-contact réalisée par Héloïse Desfarges et le fond sonore imposé par la répétition du groupe rock Volume Impact Nerves se déroulant en sous-sol.

• Squat ? (2012, 20 min.) d'Elsa Dafour.
Elsa Dafour et Olivier Laban-Matéi ont suivi pendant plusieurs jour la vie du squat le Gros Belec, installé par le Collectif Curry Vavart au 107 rue du Chemin Vert, dans le 11e arrondissement de Paris, en 2010. Ils étaient également présents le jour de l'expulsion. Elsa Dafour a réalisé plusieurs petits films à partir des images et interviews qu'ils ont tournés, alternant moments de vie en commun et créations artistiques.

Après la SNCF, le Shak' (2013, 10 min.) de Julie Maingonnat.
Depuis 2011, la SNCF met à disposition des locaux inoccupés à un collectif d'artistes. Un film réalisé dans le cadre de l'exposition CP5 "Après la SNCF" du Collectif Curry Vavart.

Zombie Vavart (2013, 10 min.) de Antoine "Friston" Alliot et "Gros" Derek Woolfenden.
Ce monument du 7e art a été fait en 48h par la Zombie Vavart Team pour Kino Paname. Un lendemain de cuite comme les autres au Shakirail ...


• Crocokill (Alan Smithee, 2013, 12 min., vonstf)
Pastiche kitch et hommage de certains films fauchés de série B où la dimension artisanale de ces derniers leur conférait souvent une poésie (in)volontaire malgré l'inébranlable speech narratif : des jeunes personnes sont menacées par la projection de leur propre désir "monstrueux" ou par la libido disproportionnée du cinéaste qui pouvait s'incarner dans des figures animalières souvent improbables (oiseaux, piranhas, requins, ours, crocodiles, abeilles, fourmis, sangsues, vers, rats…).

Crocokill a été réalisé dans le cadre et selon les règles du festival international du Kino Paname durant l'été 2013 à Paris et au Shakirail (écrit, tourné et monté en moins de 72 heures) !

Interlude

• Robotyp (2013, 2 min.) de Vincent Prieur et Guillaume Lebourg
Installation vidéo, Robotyp se propose de réactiver la mémoire d’une ancienne industrie de presse de la Porte de Bagnolet. Il s’agit de prises de vues réalisées à partir d’un panneau publicitaire des années 50 ventant les mérites économiques d’une marque industrielle « Robotyp vous fera faire des économies ». Ce panneau a été récupéré dans un atelier désaffecté du quartier, il comporte notamment un assemblage artisanal de photographies en noir et blanc, représentant des ouvriers au travail sur des machines et des détails de pièces mécaniques. L’aspect brut et altéré de ces vieilles images contraste avec l’esthétique lisse et sophistiquée des publicités vidéo qui se développent aujourd’hui dans l’espace public. Un montage sonore restitue l’ambiance d’ateliers textiles actuellement en activité dans le quartier.
Soutiens Mairie de Paris-Nuit Blanche 2013/ Association Curry Vavart

• Bondage City Machine (2013, 2 min.) de Fiston
Il s'agit d'une bande-annonce pour le projet "Ma cantine en ville" dans le cadre du concours Minimaousse 2013. Le film tente de vendre le prototype génial de la Bondage City Machine !

• Dernier tour de piste (2013, 2 min.) du Collectif du K
Un landau comme cirque miniature et des marionnettes circassiennes… Il s'agit de la bande-annonce d'un spectacle du Collectif du K.

« Fabrique Ton / Ta »
« Fabrique Ton / Ta » est un projet local inauguré par l’Association Curry Vavart qui propose aux habitants d’un quartier de fabriquer une œuvre d’art avec du matériel de récupération. Il permet ainsi le renforcement du lien social entre ses habitants, l’initiation à une pratique artistique et la sensibilisation à la gestion des déchets.

« Fabrique Ton Film d'Animation » est un volet de cette action réalisé en partenariat avec la RIVP et l’association Multi’colors dans la cité Python Duvernois du 19 au 22 aout 2014.

• Les Vacances mystérieuses (2014, 3min.)

Film d'animation réalisé par l'association Multi'Colors et Curry Vavart.
Un couple part en vacances, mais tout ne se passe pas comme prévu.

« Fabrique Ton Spectacle » est un volet de cette action réalisé en partenariat avec ICF La Sablière, la DPVI et la mairie du 18ème arrondissement de Paris au 51/55 rue de la chapelle du 4 au 17 aout 2014.

• Fabrique ton spectacle (2014, 20 min.)
En 13 jours, malgré la pluie et le vent, les jeunes habitants ont relevé le défi de créer un spectacle de A à Z à partir de matériaux de récupération. En plus de leur talent pour la mise en scène et le jeu d'acteur, ils ont brillamment créé les costumes, le décor et les instruments de musique de la pièce.

Une représentation publique a eu lieu, dans la cour de la résidence le 17 aout.

Ce film est un essai documentaire autour de la genèse de ce spectacle inspiré de La sorcière du placard aux balais tiré des Contes de la rue Broca de Pierre Gripari...

• Damien Sommet et les réseaux ferrés (2010, 5 min) de Nayel Zeaiter et Émilien Diard-Detoeuf.

Damien Sommet nous invite à partager sa passion pour un pan mal connu de notre patrimoine : les trains. TGV, TER, Corail, Transilien. Rien n'échappe à Damien Sommet.

"Entre parodie et pastiche, cette vidéo, consacrée à la passion des trains du personnage fictif Damien Sommet - joué par Émilien Diard-Detoeuf -, rappelle étrangement la fameuse émission de télévision documentaire belge Strip-tease, dont elle copie toutes les caractéristiques." (Vincent Prieur)

• Marguerite (2014, 5 min.) de Muriel Lefebvre et Derek Woolfenden.
Il s'agit d'un clip pour le groupe français La Villageoise tourné intégralement au Shakirail !
Marguerite narre l'errance d'une alcoolique qui échoue dans un vieux bistrot dont les poivrots autour d'elle pourraient être les fantômes de sa vie passée, notamment la chanteuse sur scène qui semble (trop) bien conter son histoire… 


"Nous n'avons besoin que d'espace pour nous exprimer. Quand l'espace est vide, nous le remplissons, c'est tout. L'occupation de l'espace est notre vocation fondamentale!" (Roland Topor, Mémoires d'un vieux con)

lundi 8 septembre 2014

KinoClub Trick or Treat !

Dimanche 21 septembre à 20h
KinoClub spécial Trick or Treat !

Une sélection détonnante d'extraits et de courts-métrages comiques et burlesques ! Un Kino Club Spécial Humour Bête et Méchant, Cruel ou Absurde ! Des morceaux choisis de films du "slapstick" à Jim Carrey et des éclats de courts de Buster Keaton à la Comédie italienne. Séance sous influence de Pierre Richard (dont la présence est "sous réserve"), des Max Brothers et de la revue "feu" Hara-Kiri à ne manquer sous aucun prétexte, même mort !


La programmation détaillée :


(pour zoomer, cliquer sur l'image, puis clic gauche "afficher l'image" et là le zoom s'active) 

 La programmation encore plus détaillée :

J'AI TOUJOURS RÊVÉ D'ÊTRE UN ROBOT_ROBERT LY_2012_5 min. 

Avec Sacha Brodeur. Réalisé en 4 jours à Toulouse pendant le festival Oblikollectif. Court-métrage diffusé intégralement.

« Quand j’étais petit, je voulais être un robot. Mais je n’ai pas eu de chance, et je suis devenu un panda à la place. » (Robert Ly)



CAN'T REMEMBER TO FORGET YOU*_MARIO WIENERROITHER_2014_1 min.

Clip détourné avec Shakira et Rihanna.

Détournement génial d’un clip en exploitant que les images où les deux chanteuses s’y trémoussent sur un décor réduit. S’y ajoute une dimension sonore banale comme le grincement d’un lit ou le frottement de la peau sur un mur. L’effet produit est radical, il réduit les deux artistes à un appareil singulier plutôt que celui artificiel et spectaculaire qu’on leur prête…

« PUBLICITÉ : Selon la publicité, une femme atteint l’orgasme lorsque son parquet est bien ciré. » (Dino Risi, Petit abécédaire du cinéma)



LE TOMBEUR DE CES DAMES (THE LADIES MAN)_JERRY LEWIS_1961_1 min. 

Avertissement...



LA PREMIÈRE FOLIE DES MONTY PYTHON_IAN MACNAUGHTON_1971_5 min. 

Ouverture du film...

« Graham Chapman et John Cleese ont fait leurs classes à l’université de Cambridge. Études de médecine pour le premier, droit pour le second. Ils se rencontrent dans les années 60 dans les studios de la BBC. Ils sont alors rejoints par trois autres lascars : Eric Idle, professeur d’anglais en rupture d’élèves à Cambridge, Terry Jones, spécialiste de littérature et Michael Palin, maître ès Histoire, ces deux derniers issus non pas de Cambridge, mais d’Oxford, différence qui se révèlera capitale au fur et à mesure de leur collaboration – les membres de Cambridge voyaient le travail de manière beaucoup plus carrée et organisée que ceux d’Oxford, davantage portés sur la spontanéité et l’instinct. Enfin vient Terry Gilliam, une exception dans le lot de par sa nationalité américaine. Loin des carrières enseignantes, il a suivi des études d’art, et a travaillé comme illustrateur dans le MAD Magazine. » (Simon-Pierre Castanié, Le Théâtre Volant des Monty Python)



L'AN 01_GÉBÉ / JACQUES DOILLON_1973_2 min.

Avec Miou-Miou et Henri Guybet.

«… vu mon côté amateur. Ce n’est pas un film de mise en scène. L’An 01 est un film d’auteur, mais c’est un film de Gébé » affirme sans ambages le cinéaste qui a conçu et réalisé le film sous le signe du spontanéisme puisque ceux qui, dans l’entourage de Gébé et de Doillon, ont eu envie de collaborer, ont pu donner leurs idées et les jouer. Ces trouvailles enfilées volontairement de façon fantaisiste composent ainsi une accumulation de saynètes de théâtre de rue conservées sous forme d’ébauches inachevées. Bien ancrée dans la mouvance de l’idéologie post-soixante-huitarde, L’An 01 est une parabole de Gébé traitée avec la désinvolture propre à lui conserver son aspect attrayant, sorte d’antidote du Tout va bien de Godard réalisé la même année, et faisant la nique à l’ennui pontifiant de l’essentiel du cinéma des collectifs militants. » (René Prédal, Jacques Doillon, Trafic et topologie des sentiments)



TOUT EST À VENDRE ?_JEAN STREFF_1980_1 min. Clin d’œil de Carlo Papayo…



LE GRAND BAZAR_CLAUDE ZIDI_1973_5 min. Ouverture du film...



L'AN 01_GÉBÉ / JACQUES DOILLON_1973_5 min.  « Le pas de côté »...

« Figure marquante de Charlie Hebdo (avec Cabu, Wolinski, Reiser), Gébé est au tournant 70 un des auteurs les plus intellectuels de Bandes Dessinées. Il fréquente les milieux branchés rive gauche des Cafés Théâtre (d’où la participation amicale d’un grand nombre de futures vedettes issues de ce vivier : Romain Bouteille, Gérard Depardieu, Coluche, Miou-Miou, Daniel Prévost, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Thierry Lhermitte…) mais est apprécié aussi de l’intelligentsia artistique qui a remarqué notamment la BD très amusante dont s’inspirera directement le film (d’où la collaboration d’Alain Resnais et de Jean Rouch). » (René Prédal, Jacques Doillon, Trafic et topologie des sentiments)



NUIT EXCENTRIQUE 2_DEREK WOOLFENDEN ET CHRISTIAN GIRASHI_2007_1 min.

Extrait culte de Portés Disparus II (1985) de Lance Hool, avec Chuck Norris.

Comment un comédien sans présence, ni charisme, devient l'une des plus grandes icônes comiques de tous les temps grâce aux productions conservatrices de l’ère Reagan ou grâce à des artistes pratiquant le détournement de la trempe de Mozinor. L'extrait choisi sert systématiquement d'ouverture pour la soirée spéciale de la Nuit Excentrique se déroulant chaque année à la Cinémathèque française.

« Il faut ajouter qu'un des signes très particuliers du comique absolu est de s'ignorer lui-même. Cela est visible, non seulement dans certains animaux du comique desquels la gravité fait partie essentielle, comme les singes, et dans certaines caricatures sculpturales antiques dont j'ai déjà parlé, mais encore dans les monstruosités chinoises qui nous réjouissent si fort, et qui ont beaucoup moins d'intentions comiques qu'on le croit généralement. (...) pour qu'il y ait comique, c'est-à-dire émanation, explosion, dégagement de comique, il faut qu'il y ait deux êtres en présence; - que c'est spécialement dans le rieur, dans le spectateur, que gît le comique. » (Charles Baudelaire, De l'essence du rire)



JOHN RAMBO_SYLVESTER STALLONE_2008_1 min.

La « foi » de Stallone est inébranlable ! Coppola n'aura pas tord de définir le comédien comme « Le rêve américain en action ».

« Elle allait faire comme lui, elle allait tout recommencer. Elle avait vingt-cinq ans. C’était maintenant ou jamais. Comme Rocky Balboa, elle allait travailler. Travailler encore et encore. Elle allait reprendre ses études de médecine. Et cette fois, elle irait jusqu’au bout. (…). Désormais, elle irait voir tous les films de Stallone. Tous. Elle n’en raterait aucun. Elle en faisait aujourd’hui le serment. Et elle n’attendrait pas qu’ils passent à la télévision. Non. Elle irait les voir en salle, elle paierait sa place. Elle lui devait bien cela. Car c’était grâce à lui que sa vie allait changer. » (Emmanuèle Bernheim, Stallone)



SI J'AVAIS UN MILLION_ERNST LUBITSCH_1932_4 min.

Le sketch « The Clerk » (L’employé de bureau), avec Charles Laughton.

Le segment The Clerk (avec Charles Laughton) que réalisa Lubitsch pour le film collectif Si j’avais un million est une pure merveille dans son épure radicale au regard des autres films qui composent et déclinent le speech suivant : des personnages reçoivent de manière (quasi) aléatoire un million de dollars de la part d’un milliardaire qui préfère dilapider sa fortune plutôt qu’en faire bénéficier ses proches…

« Lubitsch construit son suspense en faisant franchir à Charles Laughton une série de portes, chacune correspondant au bureau d’un chef toujours plus haut placé, pour le faire arriver enfin devant la dernière et la plus prestigieuse, celle du bureau de patron auquel il va faire un discours (demeuré célèbre) d’une ironie cinglante et dévastatrice. (…).

Douglas Fairbanks Jr, qui sera la covedette de La Dame au manteau d’hermine, citait volontiers Lubitsch affirmant, à la fin de sa carrière, que ‘les portes étaient aussi importantes que les acteurs’. » (Herman C. Weinberg, Ernst Lubitsch, The Lubitsch Touch)

« Des éléments de ce mini-film sont inspirés d’autres cinéastes (le plan général de l’immense pièce où sont alignés des bureaux anonymes vient de La Foule de Vidor, et sera d’ailleurs réédité dans La Garçonnière de Wilder, une sorte de « développement » sur deux heures de The Clerk), d’autres seront repris dans des Lubitsch ultérieurs (l’accession au président du grand magasin au début de La Huitième Femme de Barbe-Bleue, par exemple). » (N.T. Binh et Christian Viviani, Lubitsch)



MES CHERS AMIS (AMICI MIEI)_MARIO MONICELLI_1975_7 min.

Avec Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Gastone Moschin...

« Les héros de la commedia dell'arte sont toujours des désespérés, des pauvres diables qui se battent contre la vie, contre le monde, contre la faim, la misère, la maladie, la violence. Cependant, tout cela est transformé en rire, est transmué en raillerie, en élément de moquerie plus que de rire à gorge déployée. Cette démarche appartient à une tradition très italienne que j'ai toujours défendue : la comédie à l'italienne vient de là et il n'est pas vrai qu'elle soit vulgaire. Il est certain que la commedia dell'arte était vulgaire, on y parlait toujours de pots de chambre, d'excréments, de clystères, de pets. Il y a, reconnaissons-le, un élément de grossièreté, mais cela n'a pas d'importance parce que la véritable donnée profonde, c'est l'élément de désespoir. » (Le cinéma italien, Mario Monicelli, entretien mené par Jean A. Gili) 

« Ma véritable aspiration est de mettre ensemble la farce et la tragédie. J’ai toujours essayé de faire cela. Quelque fois le résultat est bon, d’autres fois non. Dans le fond, on théorisant un peu, dans la vie, les choses sont ainsi. Je veux faire des films qui expriment le sentiment, les problèmes, la vérité des gens du peuple. Des films d’époque et en même temps modestes, petits, quotidiens. Des films qui représentent l’authentique et profonde réalité des masses, l’historicité des masses. » (Le cinéma italien, Mario Monicelli, entretien mené par Jean A. Gili et cité par Patrick Brion dans Le cinéma de minuit sur France 3).



MALEC L'INSAISISSABLE (THE GOAT)_BUSTER KEATON / MALCOLM ST. CLAIR_1921_23 min.

Avec Buster Keaton. Court-métrage diffusé intégralement.

« Keaton a une présence, une sensibilité extraordinaires. Le cadre de Keaton bouge tellement bien, tellement vite et de manière tellement précise que plus il est véloce, plus les cadres sont fixes. Il rattrape le cadre, se fait rattraper par lui. En plus, il ne court pas bêtement; il y a une volonté, une ligne. » (Entretien avec Pierre Richard, Revue Cinématographe n° 12, mars-avril 1975).

« Mais le burlesque, dans ses exploitations du hasard, évoque aussi une autre conception surréaliste : le hasard « objectif ». Rien de plus naturel, après tout : pour Breton lui-même, cette notion s'apparente étroitement à celle d'humour objectif (Cf. André Breton, préface à l'Anthologie de l'humour noir). Sans solution de continuité, de même que les gags se font images, les quiproquos comiques se changent en coïncidences « merveilleuses ». Alors que les pauvres Laurel et Hardy sont littéralement traqués par le hasard « ordinaire », avec tout ce qu'il peut avoir de sordide, Langdon ou Keaton pratiquent ce hasard poétique en privilégiés. Poursuivi dans The Goat par trois policemen, Keaton arrive à s'en libérer en les enfermant dans un camion de déménagement ; quelques instants plus tard, alors qu'il se promène tranquillement à l'autre bout de la ville, le camion de tout à l'heure réapparaît, s'arrête près du trottoir et déverse les policiers devant lui. Fatal et imprévisible à la fois, n'est-ce pas là un rendez-vous aussi miraculeux - malgré ses conséquences fâcheuses pour le héros - que ceux qui émaillent le récit d'un livre comme Nadja ? »



CONTRE-ATTAQUE_STANLEY TONG_1996_4 min.

Voilà le parfait exemple d'un bon sens pratique, celui de détourner les objets de leur fonction initiale pour un usage... de survie ! Le « ready-made » selon Jackie Chan, cascadeur et artiste martial de génie provenant de l'opéra chinois et fortement influencé par le cinéma burlesque de Buster Keaton.

« Placé de force par ses parents à l'école de l'Opéra de Pékin alors qu'il n'a que sept ans, Jackie Chan s'impose très vite comme un artiste hors-pair. Aux côtés des futures stars Sammo Hung et Yuen Biao, il devient la vedette de la troupe des « Sept Petites Fortunes » puis fait rapidement quelques figurations au cinéma. Cascadeur émérite, on le voit au début des années 70 dans des rôles peu marquants (Hand of Death de John Woo). Réalisateur des premiers films de Bruce Lee, Lo Wei croit discerner en Jackie Chan un possible successeur au Petit Dragon. Mais en essayant (à son corps défendant !) de rivaliser avec le charisme minéral de Lee, Jackie Chan manque de se noyer dans la masse des pâles imitateurs. Il devra son sauvetage au producteur Ng See-yuen. Après les deux comédies qu'il tourne successivement sous la direction de Yuen Woo-ping (Le Chinois se déchaîne, Le Maître Chinois), la star ne changera plus jamais de registre. La suite, comme on dit, appartient à l'Histoire. » (Livret interne au coffret dvd « HK vidéo » consacré au mythe Wong Fei-hung)



LA CHÈVRE_FRANCIS VEBER_1981_3 min.

Avec Pierre Richard, Gérard Depardieu et Michel Fortin.

« On ne sait pas d'où vient le comique ni où il va; il ne s'adapte pas à la société, tout lui pose problème: son travail, les objets, le monde qui l'entoure... C'est pour cela qu'on dit toujours que les comiques sont anxieux. Ce ne sont pas les comiques qui sont anxieux, c'est leur comique qui les rend anxieux. (...). Ce qu'il y a d'intéressant, c'est que, même si mon personnage est materné, on lui devine une certaine force tandis qu'on perçoit chez Gérard, personnage fort, une certaine faiblesse. Ça constitue un bon couple de cinéma. » (Entretien avec Pierre Richard, Revue Cinématographe n°125, décembre 1986) 



TOUT LE MONDE IL EST BEAU... TOUT LE MONDE IL EST GENTIL_JEAN YANNE_1972_1 min. Fausse pub qui pourrait être vraie...

« Je déteste la publicité et je fais tout mon possible pour l’éviter. La société dans laquelle nous vivons est entièrement publicitaire. » (Luis Bunuel, Mon dernier soupir)



LA CHÈVRE_FRANCIS VEBER_1981_3 min. Avec Pierre Richard et Gérard Depardieu.

« Ce qu'il y a de difficile dans les films comiques, c'est que l'émotion doit venir tout de suite. Dans un film dramatique, vous avez toute une situation derrière vous, un contexte pour vous aider à faire passer progressivement ce que vous voulez faire passer. Ici, non, ça doit se produire au détour d'une phrase ! » (Entretien avec Pierre Richard, Revue Cinématographe n°125, décembre 1986)



TOUT LE MONDE IL EST BEAU... TOUT LE MONDE IL EST GENTIL_JEAN YANNE_1972_1 min. Fausse pub qui pourrait être vraie...

« À la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca Cola, par exemple, à vendre son produit. (...). Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. » (Société de conseil EIM, Les dirigeants français et le changement, propos de Patrick Le Lay, ancien président-directeur général de TF1).



LE COUTEAU DANS LA PLAIE_DEREK WOOLFENDEN_2014_3 min.

Avec Luc Socquet et Clara Machin. Court-métrage diffusé intégralement et en avant-première !

« Au fond, quand on y songe, (...) il n'y a de réellement obscènes que les gens chastes. » (Joris-Karl Huysmans, Félicien Rops)

Luc Socquet interprète un Christ bien envahissant qui fait du porte-à-porte dans un immeuble parisien… Court métrage inaugural pour un long-métrage composé uniquement de sketches dans la tradition de certaines comédies italiennes, des Monty Python ou de Hamburger Film Sandwich de John Landis.



LE SOUPIRANT_PIERRE ETAIX_1962_2 min.

Pierre Étaix erre dans les rues, complètement habité par le sentiment amoureux : « Dans la grande tradition du Pierrot mélancolique et bouffeur de nuages, Le Soupirant ne soupire pas seulement d’amour, mais il soupire sa vie – comme Chateaubriand se flattait d’avoir baillé la sienne. » (Jean-Louis Bory)

« Les coureurs d’idéal qui trébuchent sur la réalité… le comique exprime avant tout une certaine inadaptation particulière de la personne à la société. » (Bergson)



LA PÊCHE AU TRÉSOR (LOVE HAPPY)_DAVID MILLER_1949_1 min.

Avec les Marx Brothers.

Harpo encaisse des coups qui provoquent des dérèglements physiologiques monstrueux. Son corps de pantomime allié aux artifices cinématographiques lui font posséder les mêmes propriétés que certaines figures fantastiques du 7e art comme Freddy Krueger, Beetlejuice, ou même le protagoniste de The Mask.

« La pantomime est l’épuration de la comédie ; c’en est la quintessence ; c’est l’élément comique pur, dégagé et concentré. » (Charles Baudelaire, De l’essence du rire)



LA CARAPATE_GÉRARD OURY_1978_1 min. Avec Pierre Richard et Victor Lanoux.

Pierre Richard, le comédien « hurluberlu » par excellence rend hommage à Harpo (dans La Pêche au trésor).

« Ses yeux bleus innocents, (…) son corps de danseur. Pierre [Richard] savait bafouiller avec ses pieds… Je l’avais découvert en jouant avec lui au Théâtre de Poche des pièces de Mrozek. C’était un vrai jeune premier comique. » (Yves Robert, Dialogue avec Jérôme Tonnerre, Un homme de joie)



AT LAST THE 1948 SHOW, « LET'S SPEAK ENGLISH »_IAN FORDYCE_1967_4 min.

Avec John Cleese, Graham Chapman, Tim Brooke-Taylor et Marty Feldman.

« Quand l'Homme cessa d'être Singe, il fut Con. » (Cavanna, Et le singe devint con)



QU'EST-CE QUE J'AI FAIT POUR MÉRITER ÇA ?_PEDRO ALMODOVAR_1984_2 min. 

Publicité parodique...

Almodovar pousse le bouchon tellement loin en restant dans la logique publicitaire qu'il en révèle ses contradictions et correspond avec les fausses publicités du Distrait de Pierre Richard, de Tant qu'on a la santé de Pierre Etaix ou encore de l'esprit corrosif du journal français Hara Kiri.

« Les Espagnols sont très bien doués en fait de comique. Ils arrivent vite au cruel, et leurs fantaisies les plus grotesques contiennent souvent quelque chose de sombre. » (Charles Baudelaire, De l’essence du rire)



TOUT LE MONDE IL EST BEAU... TOUT LE MONDE IL EST GENTIL_JEAN YANNE_1972_1 min. Avec Daniel Prévost.

« La publicité est une des choses que j'abhorre : ça pollue la vue, ça pollue l'oreille, ça pollue tout ! » (Entretien avec Pierre Richard, Revue Schnock n° 8, automne 2013)



LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ_CLAUDE ZIDI_1974_2 min.

Avec Claude Piéplu. Enfin du grand guignol français !

« Auréolé du succès des Bidasses en folie, des Fous du stade et du Grand Bazar, Claude Zidi souhaite réunir le couple Bardot-Belmondo à l'écran mais BB ayant stoppé sa carrière d'actrice et Bébel étant engagé sur d'autres projets, le cinéaste, propose les rôles au « Grand Blond » et à Jane Birkin. » (Revue Schnock n° 8, automne 2013, Jérémie Imbert)



TOUT LE MONDE IL EST BEAU... TOUT LE MONDE IL EST GENTIL_JEAN YANNE_1972_1 min. Avec Daniel Prévost.

« PUBLICITÉ : Genre cinématographique malheureusement souvent interrompu par des films. » (Dino Risi, Petit abécédaire du cinéma)



SALUDOS HOMBRE (CORRI UOMO CORRI)_SERGIO SOLLIMA_1968_2 min.

Avec Tomas Milian. « MisèRevolution ! »

Le vol identifie le personnage de ‘Cuchillo’ (vagabond et voleur) autant que l’arme blanche (il cache sur tout son corps des armes blanches comme autant de griffes acérées) pour se défendre en plein western spaghetti ! ‘Cuchillo’ représente aussi l’Italie méridionale victime de l’ostracisme de l’Italie du Nord américanisé dès le boom économique des années 60. Suite de Colorado (du même réalisateur, 1966) plus audacieuse et dynamique, Saludos Hombre cumule habilement les lieux communs dans les représentations simplifiées : exécutions, tortures, prisons et multitudes de personnages et de groupes politisés (les français, les bandits mexicains, les révolutionnaires mexicains, l’armée de Diaz, les citoyens de Burton City…). Cela crée un univers à la fois picaresque et burlesque à l’image de la première scène où Cuchillo entre en scène : il arrive dans un village désolé, il entre dans une pièce et se sert à manger, sort de l’autre côté de la maison, il marche le long du mur, rencontre un homme qui fait le signe de la croix, se retourne et découvre qu’il est dans le champ de tir d’une exécution !



TOUT LE MONDE IL EST BEAU... TOUT LE MONDE IL EST GENTIL_JEAN YANNE_1972_1 min. Avec Daniel Prévost.

« On dit que la publicité est l’âme du commerce. Marcello Marchesi corrigea : la publicité est le commerce de l’âme. » (Dino Risi, Mes Monstres)



SCULPTURE PHYSIQUE_JEAN-MARIE MADDEDDU / YANN PIQUER_1998_5 min.

Court-métrage diffusé intégralement.

« UN HOMME : Où ai-je déjà vu votre visage, auparavant ?

GROUCHO : Sur mes épaules. » (Pensées des Marx Brothers)



BÊTE MAIS DISCIPLINÉ_CLAUDE ZIDI_1979_1 MIN. Avec Jacques Villeret.

Tentative de Claude Zidi pour créer un personnage burlesque qui provoque la maladresse sur autrui. Malgré ses qualités, ce film fut l’un des rares échecs de son réalisateur.



MONTY PYTHON : LE SENS DE LA VIE_TERRY JONES_1983_6 min.

La fameuse scène avec M. Creosote (Terry Jones).

« Tous ensemble, les six compères (Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Terry Jones, Michael Palin, Terry Gilliam) organisent la réalisation d’une série télévisée diffusée en fin de soirée sur la BBC, le Monty Python’s Flying Circus. Dès l’issue de la première diffusion, le nom de cette nouvelle émission est sur toutes les bouches. Les télespectateurs britanniques découvrent un show composé de sketches se succédant à un rythme effréné, présentant des personnages et des situations pour le moins inhabituels. Bien que d’abord diffusée à des heures tardives, cette émission s’impose rapidement dans les meilleures tranches horaires, pour la plus grande joie de l’audimat du Royaume-Uni. Le succès de la joyeuse bande de « fous de la Reine » est tel que bientôt la censure les laisse se livrer à toutes leurs excentricités.

Le phénomène « Monty Python » prend rapidement de l’ampleur. Cinq ans après leur première émission, les six compères se lancent dans l’aventure cinématographique. Un premier long-métrage, And now something completely different, en français Pataquès, rassemble les meilleurs sketches des deux premières « saisons » de la série télévisée. » (Simon-Pierre Castanié, Le Théâtre Volant des Monty Python)



MESDAMES ET MESSIEURS BONSOIR_LEONARDO BENVENUTI, LUIGI COMENCINI..._1976_4 min. Le sketch « General in ritirata », avec Ugo Tognazzi.

« L'intelligence militaire est une contradiction dans les termes. » (Groucho dans Pensées des Marx Brothers)

« L'obscénité a toujours été, je ne me lasserai pas de le répéter, l'arme la plus efficace pour venir à bout de la menace que le pouvoir a installée jusque dans la tête des gens, en leur inculquant le sentiment de la faute, la honte et l'angoisse du péché. C'est une grande trouvaille que de nous faire naître déjà coupables, avec un péché à expier ou à laver ! Machiavel conseillait au Prince : « Donnez à un peuple la conviction qu'il est coupable, peu importe de quoi, et vous le gouvernerez plus facilement. » » (Dario Fo, Le Gai Savoir de l'acteur)

« (…) je veux parler du rire causé par le grotesque. Les créations fabuleuses, les êtres dont la raison, la légitimation ne peut pas être tirée du code du sens commun, excitent souvent en nous une hilarité folle, excessive, et qui se traduit en des déchirements et des pâmoisons interminables. (…). Le comique est, au point de vue artistique, une imitation ; le grotesque, une création. » (Charles Baudelaire, De l’essence du rire)



JE SAIS RIEN, MAIS JE DIRAIS TOUT_PIERRE RICHARD_1973_2 MIN.

Avec Pierre Richard. Toutes les salamalecs « verbeuses » qu'il faut faire pour saluer les corps institutionnels des puissants de ce monde.

« Le burlesque, c'est l'inadaptation à un carcan, à un cadre de vie où tout le monde vit de manière formatée. Un jour, un type trouve une petite ouverture, il s'y engouffre. Il n'est pas fou, il a raison ! De là naît le burlesque. Je me suis reconnu dans les films de Chaplin et de Keaton, je me sentais de leur famille. Mais d'une manière instinctive. » (Entretien avec Pierre Richard par Bernard Payen et Matt Dray pour Objectif Cinéma)



LE FANTÔME DE LA LIBERTÉ_LUIS BUNUEL_1974_7 min. Avec François Maistre.

« Ce nouveau titre, déjà présent dans une phrase de La Voie Lactée (« votre liberté n’est qu’un fantôme »), voulait représenter un hommage discret à Karl Marx, à ce « spectre qui parcourt l’Europe et qui s’appelle le communisme », au début du Manifeste. La liberté, qui dans la première scène du film est une liberté politique et sociale (…), cette liberté prenait bientôt un autre sens, la liberté de l’artiste et du créateur, tout aussi illusoire que l’autre. » (Luis Buñuel, Mon dernier soupir)

« Le Fantôme de la liberté est constitué d’une série de ce que Don Luis appelait « gags », en fait des greguerias, ces métaphores mettant à mal le bon sens commun. » (Manuel Rodriguez Blanco, Luis Buñuel)



JE SAIS RIEN, MAIS JE DIRAIS TOUT_PIERRE RICHARD_1973_2 MIN.

Le salut militaire et religieux selon la dextérité corporelle de Pierre Richard !

« Je les [les chefs-opérateurs] rendais fous. Ils étaient obligés de s'y prêter [la difficulté de cadrer le comédien de façon particulière, vu l'amplitude de sa gestuelle], mais je les rendais fous ! Ils finissaient par s'habituer à moi, mais j'avais des faux départs, des retours en arrière... Mon jeu de jambes n'était pas facile pour eux. » (Entretien avec Pierre Richard, Revue Schnock, n°8, automne 2013)



AMAZON WOMEN ON THE MOON_CARL GOTTLIEB_1987_5 min.

Le sketch de « Son of The Invisible Man », avec Ed Begley Jr...



INTERMÈDE



POUR CENT BRIQUES, T'AS PLUS RIEN_ÉDOUARD MOLINARO_1982_5 min.

Avec Daniel Auteuil et Gérard Jugnot.

« Venus du théâtre, Anémone et Daniel Auteuil correspondent parfaitement aux personnages de [Didier] Kaminka. Quant à Gérard Jugnot, l’explosion du Splendid fait de lui le candidat idéal pour accompagner Auteuil dans ses élucubrations. » (Édouard Molinaro, Intérieur soir)

« LA SECRÉTAIRE : Le propriétaire a encore téléphoné. Il veut que vous lui payiez son loyer.

GROUCHO : Moi, je devrais payer son loyer ? Je n'arrive déjà pas à payer le mien. » (Pensées des Marx Brothers)



MONTE LÀ-DESSUS ! (SAFETY LAST !)_FRED C. NEWMEYER / SAM TAYLOR_1923_3 min. Avec Harold Lloyd.

« Le comique nécessite une mécanique, une arithmétique très précise; et il n'y a rien de plus vrai, en ce qui concerne le comique, que : « Deux secondes d'avance et c'est fichu, deux secondes de retard et c'est rapé aussi » » (Entretien avec Pierre Richard, Revue des Cahiers du Cinéma, n° 371-372, mai 1985)

« Dans une situation analogue à celle de Charlot cambrioleur (Police, 1916), il [Harold Lloyd] endosse son pardessus d'hiver et s'accroche à une patère, comme si, littéralement, il n'était qu'un manteau vide (Safety Last). La profonde indifférence du héros lloydien lui permet même d'aller en ce sens plus loin que les autres : dans A Sailor Made Man (Marin malgré lui, 1921), il se confond avec un mur tapissé en se plaçant simplement contre lui, recouvert d'un tissu au même dessin. On n'est pas loin du dadaïste Jacques Rigaut, qui a noté jadis dans son journal : « Moi, le plus bel ornement de cette chambre aussi vivant que la lampe et que le fauteuil. » (Cf. Jacques Rigaut, Écrits) ». (Petr Kral, Le Burlesque ou Morale de la tarte à la crème)



WOODSTOCK '69_KEVIN T. LANDRY_2013_4 min.

Avec Denis Leluc. Réalisé en moins de 6 heures au Kino Kabaret International de Paris, 2013 (au Shakirail). Court-métrage diffusé intégralement.

« J’ai fait un rêve. J’ai rêvé que j’étais à Woodstock en 1969. J’étais pas encore né en 1969, donc c’était un peu con comme rêve. » (Kevin T. Landry)

« On juge un homme aux factures qu'il reçoit. » (Groucho dans Pensées des Marx Brothers)



ÉTAT DES LIEUX_JEAN-FRANÇOIS RICHET_1995_5 min.

Avec Patrick Dell'Isola et Denis Podalydès.



LE TRIPORTEUR_JACQUES PINOTEAU_1957_4 min.

Avec Darry Cowl et Pierre Mondy.

« Vous le prendriez souvent pour tout ce qu’il n’est pas : pour un stupide, car il n’écoute point, et il parle encore moins ; pour un fou, car outre qu’il parle tout seul, il est sujet à de certaines grimaces et à des mouvements de tête involontaires ; pour un homme fier et incivil, car vous le saluez, et il passe sans vous regarder, ou il vous regarde sans vous rendre le salut ; pour un inconsidéré, car il parle de banqueroute au milieu d’une famille où il y a cette tache, d’exécution et d’échafaud devant un homme dont le père y a monté, de roture devant des roturiers qui sont riches et qui se donnent pour nobles. (…). Enfin il n’est ni présent ni attentif dans une compagnie à ce qui fait le sujet de la conversation ; il pense, et il parle tout à la fois, mais la chose dont il parle est rarement celle à laquelle il pense ; aussi ne parle-t-il guères conséquemment et avec suite ; où il dit non, souvent il faut dire oui, et où il dit oui, croyez qu’il veut dire non ; il a, en vous répondant si juste, les yeux forts ouverts, mais il ne s’en sert point, il ne regarde ni vous, ni personne, ni rien qui soit au monde. » (La Bruyère, Les Caractères ou Les Mœurs de ce siècle, Ménalque)



DRÔLES D'ESPIONS (SPIES LIKE US)_JOHN LANDIS_1985_6 min.

Avec Chevy Chase et Dan Aykroyd.

Une démonstration exemplaire et loufoque de Chevy Chase pour tricher à un examen qui vise à sélectionner de futurs espions...



COUP DE TÊTE_JEAN-JACQUES ANNAUD_1979_2 min.

La question des immigrés en France perçue par le cynisme faussement détaché de Patrick Dewaere.



LE DISTRAIT_PIERRE RICHARD_1970_1 min. Publicité parodique...

« Je ne connais personne qui ait autant d'envies féroces et d'exigences meurtrières. (Depardieu à propos de Pierre Richard, Lettres volées, 1988)



PRENDS L'OSEILLE ET TIRE-TOI_WOODY ALLEN_1969_5 min.  Avec Woody Allen.

« La meilleure scène du film, celle du hold-up, montre Virgil Starkwell (nom inspiré par Charles Starkweather, le délinquant notoire des années 60) attaquant une banque : il gâche de précieuses minutes sur un problème de langage. » (Robert Benayoun, Woody Allen, Au-delà du langage)



LE DISTRAIT_PIERRE RICHARD_1970_1 min. Publicité parodique...

« Publicité extrême. Une femme se jette de la fenêtre d’une maison en flammes. Légende : « Robe en mousseline quatre épaisseurs avec soutien-gorge en tulle. » Un homme est attaché sur la chaise électrique : « Veston à fines rayures, pantalon à grosses rayures, tongs Armani. » Une femme poignardée gît dans une mare de sang sur un trottoir de Manhattan : « Robe de mousseline épaules nues avec bustier moulant et jupe ample. » (Dino Risi, Mes Monstres)



FLIC OU VOYOU ?_GEORGES LAUTNER_1979_2 min.

Avec Jean-Paul Belmondo et Philippe Castelli.

« - A l'instar de Bébel, vous avez toujours fait vos cascades vous-même.

- J'avais remarqué une chose : un cascadeur tombe comme un cascadeur. Or si je joue un banquier, je dois tomber comme un banquier, c'est-à-dire un type qui ne sait pas tomber. Quand c'était délicat, des cascadeurs me montraient comment m'y prendre pour ne pas me blesser. Mais après, je le faisais à ma manière. » (Entretien avec Pierre Richard sur le site du Nouvel Observateur)



LES MONSTRES_DINO RISI_1963_1 min.

Le sketch de « La rue est à tout le monde », avec Vittorio Gassman.

« CACHE : Empêche quelqu’un d’être dans le champ de la caméra. Gassman avait dicté pour lui la nécro suivante : « Vittorio Gassman, acteur. N’a jamais laissé personne se mettre entre lui et la caméra ». (Dino Risi, Petit abécédaire du cinéma)

« On a l’habitude de dire que, lorsque le cinéma est en crise, les producteurs se mettent à faire des films à sketches. C’est vrai, mais en partie seulement : dans les films à sketches, on court moins de risques ; il suffit que l’un d’eux soit réussi et le film est sauvé. Il est également vrai que le film à sketches permet d’en dire beaucoup en peu de temps, et il est particulièrement adapté à la satire brève et acérée. I Mostri étalait une galerie de portraits de l’Italie du boom, et certains épisodes stigmatisaient nos vices traditionnels (…) » (Entretien avec Dino Risi par Lorenzo Codelli, Revue Positif n° 142, 1972)



ET LA TENDRESSE ? BORDEL !*_PATRICK SCHULMANN_1979_1 min.

Avec Jean-Luc Bideau.

« Sur le papier, à l'écrit, le ton de ce film n'était pas du tout évident. Cela pouvait vraiment basculer dans un genre ou dans un autre. on ne savait pas sur quel ton ça allait se faire. et donc il a fallut pour qu'on fasse ce film qu'à la limite on commence à nos risques et périls à tourner des morceaux du film pour les montrer ensuite à des gens pour ensuite que le film puisse aller jusqu'au bout. Parce que sur papier, personne n'allait se rendre compte de ce que ça allait donner. » (Patrick Schulmann)



LILY AIME-MOI*_MAURICE DUGOWSON_1975_2 min.

Avec Patrick Dewaere, Miou-Miou et Rufus.



ACE VENTURA EN AFRIQUE_STEVE OEDEKERK_1996_5 min.

« Jim Carrey ou le plus grand acteur burlesque actuel. Ses mimiques, la plasticité de ses expressions, ses imitations sont le symptôme génial d'une transformation générale du monde et de la société en pur spectacle, où l'infantilisation se mêle à une certaine obscénité. » (Jean-François Rauger, « L'homme médium », Rétrospective de Jim Carrey à la Cinémathèque française, 1-14 février 2010, Programme)



FABRICE LUCHINI À LA PLAGE*_2010_3 min.

Avec Fabrice Luchini sur l'île de Ré.

« Fabrice Luchini n’aime pas la plage. Observant, tel l’ethnologue, des baigneurs sur une plage de l’île de Ré, il nous fait part de ses analyses » (Commentaire anonyme sur YouTube).



L'AIR DE RIEN MALGRÉ TOUT_DEREK WOOLFENDEN_2014_10 min. (SOUS RÉSERVE)

Avec Émilien Diard-Detoeuf, Elsa Foucaud et Thomas Sindicas. 

« Se repaître est le propre des porcs, et manger modérément celle des hommes de bien. » (La vie de Lazarillo de Tormès

Un repas très guindé dégénère… Court-métrage diffusé intégralement et en avant-première !



MAN ON THE MOON_MILOS FORMAN_1999_4 min.

Jim Carrey interprète le comique américain Andy Kaufman.

« Andy Kaufman est un amuseur qui interloqua les téléspectateurs américains, entre 1975 et 1983, par ses excès et son style atypique. La frontière introuvable qui sépare l'ironie de la candeur, le premier degré du second, l'humour décalé et la ringardise, la naïveté et la manipulation est donc au cœur du film de Forman. Jim Carrey y fait rentrer son personnage dans une catégorie incertaine. Après avoir absorbé puis restitué tous les spectacles du monde, il incarne un individu qui pratique la destruction du spectacle lui-même, l'irruption du réel dans la fiction, l'aléatoire dans la programmation, l'actualisation dans la mise en scène, le retour de l'événement dans un monde qui travaillait à le supprimer grâce à ses industries de l'imaginaire. Andy Kaufman retourne le personnage de Jim Carrey : il tente de parvenir à la suppression totale du spectacle, et le prolonge dans le geste de son abolition. » (Jean-François Rauger, « L'homme médium », Rétrospective de Jim Carrey à la Cinémathèque française, 1-14 février 2010, Programme)





Programmation : Derek Woolfenden

*Titres suggérés par Yves-Marie Mahé.