mardi 29 mai 2012

CP5, l'espace expo du Shakirail, présente du 24 mai au 21 juin 2012 :  A VOS BIC !
 
Une expo collective avec :

Antoine Alliot
Sophie Coursimault
Arnaud Ducharne
Adeline Frossard
Elodie Lombarde
Françoise Perronno
Estelle Peuron
Gwénaëlle Rébillard 
 
Vernissage le 4 juin à 19h.

La troisième exposition du CP5 est une proposition à neuf plasticiens/graphistes/vidéastes, dont ce n’est pas le medium de prédilection, de produire une œuvre avec pour seule contrainte qu’elle soit réalisée au stylo bille. Moyen rudimentaire, à la portée de tous, relevant a priori du domaine de l’écriture plus que de celui des Beaux-Arts, utilisé d'abord par l'Art Brut qui en a ouvert le chemin aux Arts Plastiques, le stylo bille revendique une pratique artistique faîte de peu qui brouille les limites peu perméables du monde de l’Art.
C’est aussi une façon d’évoquer le télescopage entre le présent et le passé de ce lieu qu’occupaient encore il y a peu les derniers ouvriers de la SNCF du site Pajol.
Une manière à la fois d’affirmer que l’art n’est pas loin, et que qui veut peut s’y mettre, autrement dit que l’Art est une utopie dont chacun peut s’emparer.



L'expo est visible le jour du vernissage, puis lors de chaque évènement qui se déroule dans la grande salle du chat qui raille (lors des projections,  des représentations de théâtre ou de danse, des "Restons calmes", des visites d'atelier... - cf le blogspot du shakirail - bref à peu près tout sauf lors des concerts dans la salle du bas et des évènements à l'extérieur du bâtiment). Elle est également visible sur rendez-vous à CP5@curry-vavart.com 

jeudi 24 mai 2012

Restons Calmes # 3

Dimanche 27 mai de 18h à 1h du mat le shah-qui-rouille est heureux de vous accueillir pour la troisième édition de son désormais célèbre (?) événement mensuel intitulé "Restons Calmes !".

Il s'agit de réunir le temps d'une soirée ceux qui trouvent que les bals qui finissent à 22 heures se finissent toujours trop tôt, et ceux qui aimeraient apprendre des choses sur la fin du monde et ses causes sans pour autant avoir le courage de s'y coller parce que c'est trop triste.
Si vous faites partie d'une de ces deux catégories, ou des deux, ou que vous êtes simplement curieux venez nous rejoindre pour vivre la fusion parfaite entre une session de l'université populaire et un bal des pompiers.                                                                                                           
Programme : film et débat autour de la notion cruciale de
"Qu'est ce qu'on ne mange plus ? "
puis bonne bouffe suivie d'une fête où l'on danse.


Attention : ouverture des portes entre 17h30 et 18h30, après c'est fermé, venez à l'heure
Prix libre

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Concert Ahmed Cissé

Samedi 26 mai à 20h, le Shakirail vous invite à faire un petit voyage en Afrique de l'ouest, plus précisément au Burkina Faso !

Ce sera monsieur Ahmed Cissé et son orchestre qui seront sur les planches du Shakirail.

Après des débuts inspirés de la musique traditionnelle burkinabè (wiré, warba et daphi), Ahmed Cissé développe un style musical qu’il nomme « afro groove » : un mélange de musique ouest africaine, de funk et de jazz. Il s’inspire de grands artistes comme Fela Kuti, Salif Keita, Alpha Blondy ou encore James Brown.

Vous pouvez aller l'écouter par ici



SAMEDI 26 MAI à 20H -  PRIX LIBRE

samedi 12 mai 2012

QUARTIERS D'ART

Les samedi 26, dimanche 27 et lundi 28 mai, 31 lieux et associations vous invitent à la 4ème édition de Quartiers d’art

Quartiers d'art traversera à deux reprises le Shakirail : le samedi 26 entre 21h et 21h20 (concert d'Ahmed Cissé) et dimanche 27 entre 13h30 et 14h30 pour une démonstration de forge et une visite des ateliers.

Toutes les infos là : http://quartiersdart.fr/

 

 

Quartiers d’art est un évènement participatif et fédérateur. Théâtres, salles de concert, galeries, associations, centres culturels, squats, bibliothèques mutualisent leurs énergies pour offrir ce temps de rencontre privilégié entre les publics, les artistes et les acteurs culturels.
Balades, découvertes de lieux insolites, moments artistiques, tout un week-end pour respirer l’air culturel du 18e et au delà : pour sa 4e édition Quartiers d’art s’agrandit et invite les lieux du 19e et de la Seine-Saint-Denis.
Au travers de parcours à pied, parcours à roulettes, rallye, visite guidée par des collégiens du 18e arrondissement, performances, le public est invité à explorer ses quartiers, aller à la rencontre des artistes, à partager avec eux une soirée surprenante et festive au Théâtre de Verre.


vendredi 11 mai 2012

KINOCLUB 18 DIMANCHE 20 MAI

Au programme de ce 18ème KinoClub :

THE GAY DESPERADO
de Rouben Mamoulian (1936, 85')
PIGALLE VORTEX de Fiston et Arthur (2012, 3')
FAVORITE THINGS
de Pouria Hosseinpour (2011, 16')

Deux courts métrages "sensitifs" liés au désir sexuel ("Pigalle Vortex") puis au désir amoureux ("Favorite things") : re-configurer le porno et le détourner de ses enjeux économiques et industriels....
Et un long métrage rare et unique ("The Gay Desperado" de Rouben Mamoulian) qui s'amuse à littéralement hybrider tous les films de genre possibles et imaginables et les faire coexister entre eux malgré tout de sorte à créer des "anachronismes" poétiques via des situations cocasses comiques (ou) et dramatiques...

Comme d'habitude, le film sera projeté en version originale sous-titré français. Et le distributeur de ce dernier (Malavida) sera présent pour soutenir cette séance et confirmer son partenariat pour notre événement !!!


les infos pratiques :
DIMANCHE 20 MAI à 20H
OUVERTURE DES PORTES à 19H - PRIX LIBRE





Derek a été prolixe, une fois de plus, sur ce film de Mamoulian pour lequel il a une affection particulière :

« JE VEUX CHANTER, VIVRE ! »

« Comme disait Mme De Staël, ‘Rien ne retrace le passé comme la musique’, ou bien comme disait Schopenhauer ‘La musique peut se passer du monde, mais le monde ne peut pas se passer de la musique’. » (Lily aime-moi de Maurice Dugowskon)

Grâce à ce film tourné dans le désert de l’Arizona et dans la réserve des Indiens Papagos, Rouben Mamoulian reçut le Prix du meilleur réalisateur par le Cercle des critiques de films de New-York pour l’année 1937. Méconnu du grand public, Mamoulian fut un réalisateur d’une très grande sensibilité. Celle-ci fut notamment perceptible dans sa direction d’acteurs (comparable à Cukor et Borzage), ses partis pris de jeux de lumière et de cadre, et enfin dans l’axe narratif de ses scénarii hétéroclites. Venant du théâtre et originaire de Russie, il s’adonna à tous les genres : la comédie musicale (Applause et La Belle de Moscou), l’épouvante (Dr Jekyll and Mr Hyde), le film noir (Les Carrefours de la ville), la romance ou la comédie sentimentale (Aimez-moi ce soir et Qui perd gagne), le drame sentimental ou historique (Le Cantique des cantiques et Becky Sharp), la fresque historique (La Reine Christine), le western (La Furie de l’or noir). On lui doit notamment Le Signe de Zorro et Arènes sanglantes. Il entamera le tournage de Laura, terminé par Preminger. Il sera également remplacé sur les tournages de Porgy and Bess et Cléopâtre. Il s’éloignera ainsi d’Hollywood avant de se consacrer principalement au théâtre.

« Fantasmant sur les gangsters des films américains, un bandit mexicain veut faire de sa bande un gang comme on en voit au cinéma. Il fait enlever un chanteur pour lui faire chanter la sérénade et s’empare de la belle voiture d’un couple d’américains. Mais la femme du couple tombe amoureuse du chanteur. » (Synopsis du film dans le programme de la Cinémathèque française d’avril 2007 pour le cycle consacré à Rouben Mamoulian)

The Gay Desperado (Le Joyeux Bandit) est un scénario génial et perméable grâce à la désinvolture et à l’imagination du bandit mexicain Pablo Braganza (Leo Carrillo) qui se révèle être un véritable mécène et l’incarnation idéaliste du producteur de cinéma qui ouvre, grâce à son « organisation », toutes les portes sociales de son chanteur personnel (Chivo, joué par Nino Martini) jusqu’à lui permettre une idylle accidentelle, mais aussi d’ébranler joyeusement les frontières du cinéma de genre (le film noir, la ‘screwball comedy(1) ’, la comédie musicale ou sentimentale, le western…).

« Le mot ‘non’ n’existe pas ! » (The Gay Desperado de Rouben Mamoulian)

Très habilement, le film montre la faculté de détournement par les minorités populaires du langage du film de genre américain (les films de gangsters) et le langage très codifié, simplifié et direct dans leurs dialogues. Il s’agit aussi d’une mise en abîme efficace du dispositif d’identification propre au cinéma américain dans cette volonté de toucher chacun d’entre nous au sortir de la crise économique(2).

« C’est en vivant, plus selon les apparences que dans la réalité, qu’on rate sa vie » (Lily aime-moi de Maurice Dugowson)

« Braganza, toi et moi venons de bonnes vieilles familles d’hors-la-loi et je suis à ton service depuis que tu es devenu ‘renegado’. C’était la vraie vie… galoper à travers le désert, se battre avec les ‘rurales’, faire un raid par-ci, brûler une hacienda par-là. Chaque jour, un exploit splendide ! Et puis quoi ? Tu vas au cinéma et tu veux que tes ‘bandidos’ ressemblent aux ‘Americanos’ ! Qu’est-ce qu’ont les gangsters à nous apprendre, à part la lâcheté, les méthodes déloyales, la traîtrise ?
» (The Gay Desperado de Rouben Mamoulian)

Mais The Gay Desperado est avant tout une ode à la trivialité amoureuse, au folklore populaire, aux traditions pittoresques au détriment des genres, des codes (ceux aussi bien industriels que mafieux), des frontières nationales (qui sous-tendent l’arrogance du pays à un autre) à l’image de cette idylle qui contamine le bandit mexicain cinéphile et mélomane qui préfère la voix de son chanteur protégé (et par extension de son idylle avec Ida Lupino) à tout l’or du monde, et abandonne même toute révolution « organisée » (à l’américaine) pour une révolution débridée et pauvre, mais profondément philanthrope !

Derek Woolfenden, avril 2012
(1) Marivaudage et rôles sociaux inter-changés et joués par le couple amoureux.
(2) « Réalisé avec soin et avec savoir faire, ce film comme Love Me Tonight emploie les méthodes des comédies musicales de Clair et de Lubitsch mais, à cause de son originalité, comme fantaisie comique, se moque de son propre matériel et de ses propres moyens. » (David W. Griffith cité par le programme de la Cinémathèque française consacrée à Mamoulian).

jeudi 3 mai 2012

Revue de troupes des médias libres

Vendredi 11 mai 2012, les médias libres feront un stop au Shakirail pour une revue de leurs troupes après 2 quinquennats de guérilla.



Télé Bocal et Radio Aligre à l'honneur.

Tourné en 2000 par Sandrine Romet-Lemonne, Les poissons n'aiment pas le vide (27 min) présente dans une ambiance agitée la (encore) petite chaîne du quartier de Ménilmontant (Paris 20ème), Télé Bocal. La conviction de son président, Richard Sovied, sur l'implantation populaire de la chaîne et de son activité pédagogique (filmer, monter, diffuser) est-elle toujours intacte après 10 années du règne siamois de la politique et des médias...

Dans le documentaire suivant, Thomas Brésard filme pendant 1 mois l'effervescence du festival "Des concerts à la Radio" organisé par Radio Aligre.
Musiciens, chroniqueurs, présentateurs et techniciens partagent un espace d'une dizaine de mètres carrés. L'arrière plan politique du film : le référendum européen...
Un festival sous l'escalier (2005, 82 min)

La projection sera suivie d'une discussion à laquelle participeront des intervenants issus de ces deux médias, et d'autres comme Ondes sans frontière, sous réserve (Richard Sovied, Christian Bourdin...). Si vous êtes vous aussi acteur du milieu, venez prendre part à la discussion !

Le prix sera libre et il y aura un bar.
Ouverture des portes à 19H.

"TRAFICS, l'art de détourner Paris"

"TRAFICS, l'art de détourner Paris" est un projet organisé par sept étudiantes de Médiation Culturelle en collaboration avec l'association Curry Vavart.

Au menu: Photographies, vidéos, performances, installations, musique, illustrations, graff'...

Le samedi 5 et dimanche 6 mai 2012
De 13 à 20h
Entrée libre



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