vendredi 19 octobre 2012

RESTONS CALMES #6

Comme la déprime d'automne est fréquente et que la rechute post halloween est presque obligatoire, venez prendre un bon grog tout en restant bien bien calme SAMEDI 27 OCTOBRE à partir de 17h30

Au programme :

- 18h30 : Conférence de Benoit Thévard sur le thème "pic pétrolier et transition", suivie d'une discussion intéressante et bon enfant avec la salle.
- puis : Couscous maison à base d'amour et de bons légumes accompagnés d'une fête où on danse.

A noter 1 : pour fêter ce 6ème épisode, l'équipe de "restons calmes" et l'épicerie associative "l'indépendante" ont acheté une meule de comté (40kg, 12 mois d'affinage) parce que pour un certain nombre d'entre nous, c'est l'expression la plus voyante de la richesse, du luxe et d'une certaine idée de la classe. Comme nous ne mangerons pas tout tous seuls, Lionel découpera la bête en portion de 1kg qui seront vendues à 13 euros pièce (super affaire), après s'en être visuellement rassasié au cours de la première partie de soirée sobrement intitulée : meule on the dancefloor.

A noter 2 : comme ça va être super sympa, tu vas avoir envie de venir avec tes potes, ta famille et tes voisins, MAIS il ne t'aura pas échappé que l'idée est d'assister à tout et pas seulement à la partie couscous.
Par conséquent il est de notre devoir de t'informer du fait que la porte se ferme définitivement à 18h30 et que si tu arrives après tu passeras ta soirée seul, sous la pluie ou pire, au 104.



Entrée et repas : prix libre
boissons, bouquins et comté : prix fixe

samedi 13 octobre 2012

KinoClub #21 spécial Halloween

PROGRAMMATION SPECIALE
Halloween/dépression saisonnière
pour la 21ème édition du KinoClub,

Dimanche 21 octobre à 20h


Au programme, un court métrage d'animation, un extrait et un long métrage.

MON NOM EST ELLEN FOSTER
Muriel Petit_2012_Animation_8 min
Ellen, une petite fille de 11 ans, raconte avec lucidité et humour son enfance
catastrophique. Comment, malgré des adultes irresponsables, le suicide de sa mère et la violence d’un père alcoolique, elle va recoller les morceaux pour échapper à son destin de victime. D’après la chanson de Theo Hakola : Mon nom est Ellen Foster, inspirée par le livre de Kaye Gibbons : Ellen Foster.

WHEN A STRANGER CALLS (TERREUR SUR LA LIGNE)
Fred Walton_1979_Couleur_ Extrait du film (13 min)_Vf
Terreur sur la ligne est un petit classique du cinéma d’épouvante qui reprend l’idée narrative et simple, héritée du film policier (Raccrochez, c’est une erreur), des origines du giallo (Les Trois visages de la peur) et du slasher (Black Christmas), de jouer sur la peur avec le téléphone comme unique « arme » angoissante. L’ouverture du film, dans son traitement scénique, inaugure ce qui va devenir un leitmotiv au genre (de Don’t Answer the Phone à Scream) : une baby-sitter est harcelée au téléphone par un étrange inconnu… Fred Walton a réalisé, entre autres, Week-end de terreur (1986) et Confession criminelle (1987).

ALONE IN THE DARK (DÉMENT)
Jack Sholder_1982_Couleur_92 Min_Vostfr

« IL N’Y A PAS DE FOUS, DOCTEUR. NOUS SOMMES JUSTE TOUS…
EN VACANCES. »


Variation audacieuse d’une des nouvelles écrites par Edgar Allan Poe, Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume, qui narre l’évasion de quatre psychopathes de leur asile psychiatrique grâce à une panne électrique générale. Ces derniers vont s’armer et harceler le foyer de leur nouveau docteur-traitant….
Le film s’ingénie à fondre toutes logiques psychologiques, toutes rationalités, aussi bien celles d’un corps social autoritaire (L’Église avec Martin Landau, l’Armée avec Jack Palance) que du corps individuel (le personnage du Saigneur et celui de « Fatty »). Ces « déments » ne sont autres que des personnifications sociales ou psychologiques déréglées qui renvoient au foyer américain et à sa violence refoulée (Massacre à la tronçonneuse, Tourist Trap, Amityville II).
Jack Sholder (dont c’est ici le premier film !) brouille les pistes, mais aussi les genres. Il emprunte, via ses quatre psychopathes, au film psychologique de guerre (les héros paranoïaques de Rambo, Rolling Thunder, La Neuvième Configuration et de L’Échelle de Jacob), le « giallo » pour sa figure criminelle dont l’identité est masquée, mais aussi il réfléchit sur les troubles de frontière entre science et spiritualité (L’Exorciste),
participe à la figure du slasher, dont c’était l’âge d’or (Black Christmas,
Halloween, Vendredi 13
), dresse un portrait psychologique de psychopathes
(Terreur sur la ligne, Maniac, Henry) – ici composite – et enfin contribue à cette nouvelle vague de film « Vigilante » du point de vue de la survie (Siège, La Colline a des yeux).
Il s’agit d’un film charnière dans le cinéma d’exploitation, et de genre, américain, réalisé par un artisan dévoué à la série B horrifique et quelque peu oublié de l’histoire du cinéma malgré les qualités solides de certains de ses films postérieurs (La Revanche de Freddy, Hidden). Comme tout bon film d’épouvante, Alone in the Dark n’est que l’anamorphose monstrueuse d’une Amérique post-traumatique et paranoïaque devenue le psychodrame psychiatrique pour chacun de ses citoyens, tous des patients névrosés, dépressifs et/ou déments. Il est d’ailleurs amusant de constater que le jeune psychiatre du film (Dwight Schultz) deviendra le joyeux fêlé – Looping – de la série culte L’Agence tous risques


Et c'est comme d'habitude au Shakirail, 72 rue Riquet dans le 18, entrée en prix libre, ouverture des portes vers 19h30.

samedi 6 octobre 2012

CP5 : Après la SNCF

Le Collectif Curry Vavart a le plaisir de vous inviter au vernissage de la 6ème exposition du CP5 :
APRES LA SNCF
 (Collectif Curry Vavart + Guests)

L’exposition "Après la SNCF" rassemble des propositions artistiques variées, dont le point commun consiste à faire référence à l’histoire du 72 rue riquet, ancien vestiaire et centre de formation SNCF, et au travail des cheminots encore à l’œuvre autour du site.
Détournements, fictions, citations, documentations, collections et bien d'autres angles d'approches artistiques réactiveront le passé ferroviaire du lieu.


 

 Du 18 octobre au 4 novembre 2012 
 Vernissage le jeudi 18 octobre 2012 à partir de 18h 

ouvert lors des évènements du Shakirail et sur rendez-vous
72 rue Riquet 75018 Paris
m° riquet/max dormoy

contact pour visite hors évènements : 
CP5@curry-vavart.com


Liste des exposants

Plasticiens :

Adeline Frossard - Sans Titre - 2012
Alex Astreoud - Trophée de casino - 2012. EADS feat. SNCF - 2012
Bady Zeaiter - Annonce - 2012
Beth Anna Hynum - En cas d'incendie, brisez la vitre - 2012
Bruno Garnier - Collection de trains modèles réduits - 2012 
Clara Machin - Macramé - 2012
Deborah Herco - Sans Titre - 2012
Emmanuel Brun - Installation sonore - 2012
Fiston - Sandwich SNCF - 2012
Francoise Perrono - Sans Titre - 2012
Héloïse Desfarges & Antoine Raymondi - Dessins de bleu de travail - 2012
Kristenn - La clef aux multiples rails - 2012
Laurent Di Biase - Train de nuit - 2012
Lucio Girondo - Carnet - 2012
Madeleine Groselier - Sommeil ferroviaire - 2012. Une histoire fantastique 2011
Magda Madden - Ready Merde (les gens partent, les merdes restent) - 2012
Neal Guilbert - Gares - 2012
Nayel Zeaiter - Du sport et des réseaux - 2012
Ottavia Astutto - Pass SNCF pour les équipes techniques - 2012
Pierre Tectin - Cou - 2012
Serge Astreoud - Sans titre (aiguillage) - 2011-2012
Vincent Prieur - Chasuble et rail - 2012
Warren Lambert - Le traitement Keaton - 2012
Yann Toma - Ouest Lumière, document administratif - 2012
Yann Bernard - Polisseuse - 2012
 

Les clefs du Shakirail - Dessins réalisés lors de l'atelier avec les enfants de l'Association Môm'Artre en collaboration avec Curry Vavart au Shakirail en septembre 2012.

Vidéastes, comédiens et danseurs :

Yves-Marie Mahé, Vivre Vite, 2008/Mini DV/coul-n&b/son/1’40
Variations ferroviaires autour de plans extraits d’un film de Carlos Saura.
Distributeur : Light Cone*
*Distribution, Diffusion et Sauvegarde du Cinéma Expérimental.

Héloise Desfarges, Conférence Curry Vavart, 2012, 4 min.
Vincent Prieur présente l’histoire de l’Association Curry Vavart, qui a installé en 2011 ses ateliers partagés et salles de répétition dans les vestiaires SNCF désaffectés du 72 rue riquet. Cet exposé est dérangé par des mouvements de danse-contact réalisée par Héloïse Desfarges et le fond sonore imposé par la répétition du groupe rock Volume Impact Nervs se déroulant en sous sol.

Héloise Desfarges (chorégraphie), 4 filles en bleu, 4 min.
(avec les danseuses Laura Dahan, Marie, Julie Galopin, Stéphanie Sacquet)
Chorégraphie étonnante où 4 danseuses se sont appropriées des bleus de travail SNCF abandonnés dans les vestiaires du 72 rue riquet.

Thomas Lorin, Inauguration du Shakirail, 2011, 5 min.
Thomas Lorin réalise un diaporama photographique qui documente pas à pas sa visite des premières portes ouvertes du Shakirail. Le Shakirail est le nom donné aux ateliers d’artistes et espaces de répétition temporaires installés dans les vestiaires SNCF désaffectés du 72 rue riquet.

Elsa Foucault, Le Dernier Dévorant, 2012, 2’54
Vrai faux documentaire autour d’un cheminot qui pourrait exister. Son hybridation corporelle avec un train à vapeur nous permet une visite guidée du lieu conventionné du Shakirail, mais aussi de réactualiser l’époque d’Étienne Cattin, celle de la fin des « Dévorants ».

Compagnie Ubürik, Antigone, 2011, 9 min.
(2011/Mini DV/coul-n&b/son/9’19)
La Compagnie Ubürik dresse les décors de son adaptation contemporaine de la tragédie de Sophocle, dans les vestiaires désaffectés de cheminots du 72 rue riquet, et au bord des voies ferrées. Il s’agit d’une maquette vidéo.

Emilien Diard Detoeuf et Nayel Zeaiter, Damien Sommet et le réseau ferré,
2010, 5 min.
Entre parodie et pastiche, cette vidéo, consacrée à la passion des trains du personnage fictif Damien Sommet – joué par Emilien Diard Detoeuf- , rappelle étrangement la fameuse émission de télévision documentaire belge Strip-tease, dont elle copie toutes les caractéristiques.

Muriel Lefebvre – La Villageoise, SNCF, 2012, 3 min.
Une chanson autour du train-train quotidien.