vendredi 11 octobre 2013

CP5 "De tout bois..." jeudi 17/10

DE TOUT BOIS
exposition collective
du 18 octobre au 10 novembre
VERNISSAGE LE 17 OCTOBRE à PARTIR DE 18H

De Tout Bois : œuvres multiples, matériau unique, exposition collective, pluridisciplinaire, protéiforme...
Sur les murs de CP5

Visite hors événements sur rendez-vous :
cp5@curry-vavart.com 


lundi 7 octobre 2013

COPY PARTY !

La 3ème copy party au Shakirail,
c'est samedi 12 octobre de 14h à minuit


Biens communs, Free Culture, Open Access, Liberté numérique, Art libre


... Si vous vous tâtez, deux articles ont été publiés relatant ces événements précédents, de nature à vous tenter :

http://owni.fr/2012/05/02/zone-peertageuse-temporaire/
http://pastresnet.blog.lemonde.fr/2013/06/09/une-copy-party-a-paris/ 

Apportez vos supports de stockage pour la Copy Party (clé USB, Disque dur).
Venez échanger vos fichiers de musique, films, articles, images, vidéos expérimentales ou pas, dans un nouveau réseau de distribution mutuelle et totalement free.

Projection et Sound System avec le Stalin-G Crew
Organisation : Curry-Vavart, 12Bd Prod, le LOOP

samedi 5 octobre 2013

KinoClub spécial Found Footage

C'est encore une édition spéciale que le KinoClub vous réserve dimanche 13 octobre !

Cette programmation prend place dans le
15ème festival des films différents et expérimentaux, organisée depuis 1999 par le Collectif Jeune Cinéma

http://www.cjcinema.org/



« À partir d’un moment, je me suis rendu compte que j’aimais tant les films que je voulais qu’ils m’appartiennent. » Quentin Tarantino


Le found footage que défendra le Kino Club dans cette séance exceptionnelle au Shakirail voudrait témoigner de la richesse critique, formelle et plastique de cet artisanat finalement mal représenté et mal défendu.
Du cinéma de fiction au cinéma expérimental, le found footage est un sous-genre représentatif de nos sociétés actuelles que les évènements du World Trade Center sont venus d’une certaine manière exploser ! Ses pratiques peuvent être tour à tour associés au « remixage » (écho musical), au « recyclage » (écho écolo), au « remploi » (écho économique).

Les films de found footage montrés au Shakirail participent donc d’une sélection « insurrective » qui, je l’espère, rendra visible un sous-genre expérimental bien plus passionnant et subversif qu’on nous a laissé paraître jusqu’ici.

Programmation : Derek Woolfenden
Projection en deux parties - Durée totale : 2h30
Ouverture des portes à 19h30 - Bar

Programme détaillé :


- Amazon women on the moon (1987 – 5 min. - EXTRAIT) de Joe Dante, Carl Gottlieb, Peter Horton, John Landis et Robert K. Weiss.
L’extrait choisi est le segment Video Pirates de Robert K. Weiss, avec William Marshall (Blacula), qui pastiche (dans la durée proche d’une annonce publicitaire) la tradition hollywoodienne du film de pirates que vient de réactualiser Roman Polanski avec son Pirates (1986), et tout en faisant un hommage subversif à l’action illégale (et répréhensible) de « pirater » les vidéos du commerce… Robert K. Weiss est plus connu pour être le producteur de Dragnet, des Blues Brothers et de Hamburger Film Sandwich.

- Femme Fatale (2002 – 2 min. – BANDE ANNONCE) de Brian De Palma
La bande annonce de Femme Fatale de Brian De Palma est une véritable proposition analytique du film dont il n’est finalement que l’instrument promotionnel ! Elle aurait été montée par Bill Pankow, le monteur du long-métrage. Des fois, la publicité relève de bien plus d’audace et de propositions formelles qu’une œuvre dont le cadre (un festival par exemple) suffit à asseoir sa vaine autorité.

- Shocker (1989 – 10 min. – EXTRAIT) de Wes Craven (avec Peter Berg et Mitch Pileggi)
Shocker participe de la vision critique d’une génération de cinéastes certainement hantée par la paranoïa américaine des années 50 liée à la « chasse aux sorcières » (ce que traduit l’idée du déplacement de corps en corps par l’intermédiaire de la propagande télévisuelle) où contamination et consommation s’entremêlent finalement autant que Maccarthysme et Reaganisme.

- Les Révoltés de l’an 2000 (1976 – 7 min. – GÉNÉRIQUE) de Narciso Ibañez Serrador
Chef d’œuvre du cinéma de genre espagnol et pamphlet politique alarmiste où les enfants représenteraient – à l’instar des zombis de George A. Romero ou du travail structurel et expérimental de Revisions de Chris Oakley (présenté au Festival des Cinémas différents de 2012) – le Tiers-monde et toutes les victimes des guerres du 20e siècle. Le générique en est le cadre cyniquement didactique (via un « diaporama » d’images historiques connues) et le film son extension allégorique horrifique.

- Pasqualino (Pasqualino Settebellezze, 1975 – 4 min. 33 – PROLOGUE) de Lina Wertmüller
Les images d’archives, confrontant le monde politique en ruines entre Mussolini et Hitler, sont commentées, non sans ironie, par les paroles du génial Enzo Janacci à qui l’on doit entre autres la chanson titre de Romanzo Popolare de Mario Monicelli (1974). D’autres exemples de prologues/génériques qui se (dé)jouent des images d’archives : Et vint le jour de la vengeance de Fred Zinnemann et Izo de Takeshi Miike (avec l’accompagnement vocal et musical de Tomokawa Kazuki).

- Pola X (1999 – 1 min. 20 – PROLOGUE) de Leos Carax
Il s’agit du prologue du film où l’on entend une voix caverneuse récitant un vers d’Hamlet sur des images d’archives de guerre accompagnées par la musique enragée de Scott Walker. Le film est une adaptation de Pierre ou les ambiguïtés de Herman Melville.

- L’Armée des morts (2004 – 2 min.35 - GÉNÉRIQUE) de Zack Snyder
Le générique du film a été réalisé par la société Prologue Films, une agence de réalisateurs à la sensibilité graphique très créative (Kyle Cooper, Kurt Mattila). Ce générique virtuose mêle véritables et fausses images d’archives entrecoupées d’une typographie ensanglantée. Les intermittences vidéos, habiles et stylisées, servent de raccords pour fondre et contaminer littéralement le texte et l’image, mais aussi de traiter d’une façon économique une catastrophe mondiale fictive (prophétique ?). La chanson de cet extrait choisi est The Man Comes Around du grand Johnny Cash.

- Suspension of belief (2010 – 5 min.20) de Wago Kreider
Il s’agit d’un flicker continu juxtaposant des images de deux classiques hollywoodiens et des plans capturés au Musée The Intrepid Air and Space de New York.

- 9/11 de Stratis Vouyoucas (France – 2002 – 5 min.)
Film structuraliste qui fait étrangement écho à certains films de Keith Sanborn (The Zapruder Footage, 1999) et à The Politics of Perception (1973) de Kirk Tougas. L’image répétée d’une des deux tours jumelles de WTC s’écroulant lors des attentats de septembre 2001 s’alterne avec la neige télévisuelle. L’idée formelle est simple, mais immédiate, et la répétition d’une même image provoque paradoxalement la confusion de celle-ci pour son spectateur. En effet, la meilleure manière de cacher quelque chose, c’est de la mettre en évidence ; on se souviendra alors du dernier film d’Hitchcock (Complot de famille) et de la fameuse cachette du diamant… Ou comme le dit Sanjuro dans le film éponyme de Akira Kurosawa, « On voit mal ce qui est trop près ».

- Ghost : Image (Visual Essays n° 4 – 1976-1979 – 9 min.30) de Al Razutis
Quand le cinéma expérimental s’intéresse au Fantastique par l’intermédiaire d’un effet formel s’inspirant consciemment (ou pas) des figures propres au Test de Rorschach… Ou comment des procédés scientifiques (ou structurels et formels) deviennent fantastiques, voire ésotériques. Ce film peut également être perçu comme un traité théorique formel sur le cinéma Fantastique où s’entremêlent Murnau, Buñuel, Whale et Cocteau.

- The Catalogue (Royaume-Uni – 2004 – 5 min.30) de Chris Oakley
Ce film est la représentation symbolique du système d’étude de marchés qui classifie les individus en utilisant un large panel d’informations, puis évalue leur pouvoir d’achat et leurs besoins futurs…

- Scarface, The Short Version de (2006 – 1 mn.39) de BROmance (?)
Voici un compendium exemplaire de la collecte maniaque et précise chez certains auteurs de found footage. Le film est à la fois une synthèse narrative du long métrage de Brian DePalma, mais aussi une analyse formelle pertinente et ludique.

- Postface (Québec – 2011 – 7 min.20) de Frederic Moffet
Postface jette un regard sur la filmographie de Montgomery Clift dont la vie privée et la carrière se sont effondrées suite à un accident de voiture survenu en 1956, le laissant avec un visage balafré et en partie paralysé.
Quand la vie des stars hollywoodiennes se greffe sur leurs films et les drops numériques deviennent comparables au travail plastique sur pellicule d’un Rondepierre. Ou encore, comment une vedette de cinéma finit incarcérée par sa propre image dont il a perdu le contrôle…

- Cosmos 99 : Chuck Norris (2005 – 1 min.17),
- Rodriguez (2006 – 1 min 08),
- Bite It (ou un dimanche après-midi pourri, 2006 – 1 min.10),
- Le chinois est mort [NTM version] (2006 – 1 min.40),

- Chuck Norris Facts (ceci n’est pas un détournement, juste un documentaire – 2008 – 55 secondes) de Mozinor.
Dans la tradition de La Classe américaine : Le Grand Détournement (1993) de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, Mozinor à lui seul incarne aujourd’hui, et sur le net français, le détournement potache et artisanal des grandes figures du petit comme du grand écran. Cet auteur n’a pas Canal + derrière lui, mais il est armé d’un microphone et d’un amour vache pour les « grands » films ou (et) et leurs célébrités.


COUPURE / PAUSE (Durée de la 1ère première partie : environ 73 min.)



- Crop Duster Octet (Etats-Unis – 2011 – 5 min.30) de Gregg Biermann
« Dans Crop Duster Octet, l’emblématique séquence « Crop Duster » de La mort aux trousses d’Hitchcock, où Cary Grant est à plusieurs reprises attaqué par un petit avion plongeant du ciel, est décomposée en huit bandes horizontales, chacune étant légèrement décalée de la suivante. Comme la scène (et, en particulier, le corps de Grant) est continuellement déconstruite, les motifs de l’action sont réaffirmés et intensifiés, pour culminer en un crescendo de convergence. » (Jaimie Baron, LA Filmforum)

- Trouble In The Image (Etats-Unis – 1996 – 38 min.) de Pat O’Neill
Pat O’Neill est un maître des effets d’optique qui a influencé toute une génération de techniciens hors pair en effets spéciaux (Adam Beckett, Robert Blalack, Chris Casady, Larry Cuba…) mais également le cinéaste autrichien expérimental Peter Tscherkassky.

- Déhiscence (France – 1997 – 4 min.) de Marc Plas
En souvenir du montage discrépant du cinéma lettriste (Isou, Lemaître), d’autres films traitent aussi bien d’un décalage sonore devenant la parfaite illustration ironique des images montrées : Le Doberman, histoire et caractéristiques (2012) de Fabien Rennet, Fred Enemy (2000) de Olivier Fouchard ou encore C’est bon pour la morale (2005) de Yves-Marie Mahé.

- Debbie does ascii (an ascii pr0n from a 1981 bbs) (Canada – 2009 – 1 min.21) de Clint Enns
Debbie does ascii (an ascii pr0n from a 1981 bbs) est une vidéo animée grâce au jeu de caractères codés ASCII (American Standard Code for Information Interchange). Le film crypté utilisé est Debbie Does Dallas de Jim Clark, un porno célèbre de 1978 (avec Bambi Woods).
Réinvention formelle et plastique de la représentation des corps au cinéma permise, ironiquement, grâce à l’influence des chaînes cryptées qui donnent à voir plutôt qu’elles ne censurent.

- Removed de Naomi Uman (Mexique, Etats-Unis – 1999 – 6 min.)
Travail sur pellicule qui est non sans rappeler Colour of Love (1994) de Peggy Ahwesh ou Va Te Faire Enculer (1998) d’Yves-Marie Mahé.

- Sync (Royaume-Uni, Etats-Unis – 2006 – 1 min.52) de Marco Brambilla
Extrait du film collectif Destricted qui participe (dans le segment de Brambilla) à l’inventaire d’un thème, d’un geste, voire d’un « stéréotic » (propre à certains films de Matthias Muller).

- The Action (France – 2012 – 3 min.30) de David Matarasso
On a préféré montrer cette perle rare plutôt que le film surestimé Fast Film (2003) de Virgil Widrich, et on vous invite à venir voir la séance « Collage » aux Voûtes où l’on verra le premier film de son réalisateur, Dellamorte Dellamorte Dellamore (2000).

- Blow job (France – 2008 – 2 min.30) de François Rabet
« Film téléchargé à 300 kilobites par seconde ! Ou les pixels se font exploser la rondelle ! » (F.R.)

- Pigalle Vortex (France – 2012 – 3 min.) de Fiston et Arthur
Le montage du film est dû au dysfonctionnement d’une cabine vidéo d’un sex-shop à Pigalle et a été filmé « à la volée » par un téléphone portable. Le génie du film c’est ce réflexe prédateur à capter l’improbable : une cabine vidéo d’un sex-shop fait son propre montage en « dégueulant » littéralement ce qu’elle donne à voir tous les jours.

- Tueurs Nés (Etats-Unis – 1994 – GÉNÉRIQUE DE FIN) de Oliver Stone
Sur le thème des amants criminels en fuite, Tueurs Nés est aussi une variation moderne de La nuit du chasseur de Charles Laughton où Robert Mitchum se serait substitué à une boîte de Pandore remplie d’images dans un montage proche de la chaîne MTV. Le film est contemporain d’un cinéma marqué par la citation. Reservoir Dogs de Tarantino, Les Nerfs à vif de Scorsese, L’Esprit de Caïn de De Palma, Dracula de Coppola, Lost Highway de Lynch.